Aladinea

Aladinea

mardi 31 août 2010

La grande saga de l'été continue

Après l'avoir dit et redit, tout le monde sait que je lis en ce moment le Comte de Monte-Cristo. (Écrit par Alexandre Dumas, pour les inculturés. Le mec qui a écrit, entre autre, Les Trois Mousquetaires.) L'histoire a bercé mon enfance grâce à l'interprétation de Gérard Depardieu (1998, techniquement j'étais plus trop trop enfant), et ce n'est seulement dans ma vingt-deuxième année que je me suis dit qu'il serait temps de voir la tronche du héros original.
Au début, tout allait bien. L'adaptation me semblait fidèle au bouquin, si ce n'est quelques petites variations obligées quand on veut faire tenir en six heures de film un pavé de 1400 pages. Au bout d'un moment, je me suis aperçue qu'un personnage présent dans le film ne figure pas dans l'œuvre originale. J'ai grincé des dents, mais comme il ne s'agit que d'un personnage relativement secondaire, je suis restée cool. Après ça, j'ai relativisé omissions et raccourcis, et puis le personnage principal est quand même moins chiant dans le film, donc tout va bien.
Attention, la suite contient un peu de spoil: Il m'a quand même fallu 1100 pages avant de perdre mon sang-froid, je m'admire. Car oui, les trois cents dernières pages varient du tout au tout entre le film et le bouquin. Et comme j'ai connu l'un avant l'autre, ma référence est biaisée. Donc, me voilà en train de trépigner sur ma chaise longue, manquant de renverser mon mojito (en fait une bouteille d'eau, mais ça manque de glamour), parce que ça doit pas se passer comme ça normalement. Mais le moment où je suis vraiment sortie de mes gonds, c'est quand je me suis aperçue que la fin est complètement différente dans le bouquin. D'une fin terrible mais belle et romantique, on passe à une fin terrible et complètement foin, globalement. Alexandre Dumas aurait définitivement dû regarder le film avant d'écrire son livre. Moi, je suis à jamais traumatisée par les adaptations cinématographiques.
Théoriquement j'avais prévu de mettre une photo de Depardieu avec une grosse bannière "vendu", histoire de faire semblant d'aérer mon texte. Manque de chance, j'écris de mon ultraportable qui n'a ni photoshop (j'ai voulu l'installer mais j'ai eu droit à un message d'erreur du style Dennis Nedry parce que la résolution ne convient pas), ni Filezilla, que pour le coup j'ai juste la flemme d'installer. Vous aurez donc un beau saut de ligne.

Et pourtant, c'est un sujet que j'évoque souvent aux côtés des films historiques réalisés par nos amis les Américains, et j'aurais dû me méfier. Surtout que bon, les exemples ne manquent pas.
La palme du traumatisme personnel revenait, avant mon effroyable découverte, au Seigneur des Anneaux: Les Deux Tours que j'étais allée voir la semaine de sa sortie, alors que j'avais fini la lecture du second tome le jour même. Résultat, j'ai passé toute la scène de la bataille du Gouffre de Helm (et elle est longue) à me demander pourquoi Peter Jackson nous avait collé une armée d'elfes.
En parlant du Seigneur des Anneaux, Guillermo del Toro, que j'aime et chéris dans mon cœur, prévoit une adaptation de Bilbo le Hobbit pour 2012, j'ai peur.

Bon, d'accord, petite parenthèse (et non pas digression, je suis capable de rester concentrée plus de trois lignes). Je suis en train de lire sur Allociné la liste des films à venir issus de l'adaptation d'un roman. Outre Twilight (qu'un jour où ma vie n'aura plus aucun but ni sens, je lirai), sont prévus Bilbo, je l'ai dit, Don Quichotte, Le Meilleur des Mondes, Le Magicien d'Oz (encore une), et Les Trois Mousquetaires (mais en 3D). Peut-être que ça a toujours été comme ça et que je ne m'en rends compte que maintenant, mais comment se fait-il qu'il y ait tant d'adaptations ? Les réalisateurs seraient-ils en manque d'idées ? J'ai toujours considéré le cinéma et la littérature comme deux arts séparés, un peu comme la musique et la peinture, parce qu'on peut raconter la même histoire avec les deux, mais elle sera forcément dite de manière différente, puisque le support n'est pas le même. Ou alors je m'emballe pour rien et c'est juste un problème de terminologie, comme on dit chez nous les chercheurs. Il faudrait peut-être alors remplacer "adaptation" par "interprétation", sinon, c'est à chaque fois casse-gueule.

Et je reviens donc au sujet premier de mon article, à savoir la casse-gueulité des interprétations cinématographiques de roman. Si un jour je rencontre Peter Jackson, ou encore le réalisateur du Comte de Monte Cristo dont j'ai la flemme de chercher le nom, je leur demanderai ce qui s'est passé dans leur vie, quelles épreuves ils ont dû traverser, à quels périls ils ont échappé, pour en venir à rajouter un personnage, voire une armée entière, ou bien changer carrément la fin d'une histoire. Sérieusement, et là je m'emballe, qu'est-ce qu'il y a de difficile dans le fait de faire un film à partir d'une histoire déjà toute écrite, et qui en plus a fait largement ses preuves ?! La réalisation d'un film laisse suffisamment de place à la sensibilité du réalisateur et à son style pour qu'il ne se sente pas obligé de changer l'histoire. Ou alors c'est du masochisme, parce qu'il est évident que les fans de telle ou telle œuvre jetteront des pierres à la face du mec qui a essayé de changer leur histoire favorite.

Bref, je suis traumatisée à vie, et je ne sais toujours pas ce qui est le mieux: lire le livre avant de voir le film, ou voir le film avant de lire le livre ? Parce que la fin du livre du Comte de Monte Cristo est quand même un peu nulle. Mais en même temps je ne vois pas ce que des elfes viendraient faire au Gouffre de Helm. Oui, tout cela est parfaitement logique.

Je voulais également parler des Reality Show qui polluent les chaînes américaines et dont certains sont diffusés sur Mtv France, mais je pense que l'article est suffisamment long, et puis tout le monde se fout de savoir que Hugh Hefner, du haut de ses quatre-vingt quatre ans, s'est trouvé une nouvelle copine de vingt-deux ans. Cette dernière est d'ailleurs désignée sous le doux nom de Crystal Harris. Soit Crystal est un "nom de scène", ce que je lui souhaite, soit ses parents avaient déjà prévu qu'elle passerait sous et sur de nombreux bureaux afin d'apparaître en couverture de Playboy uniquement vêtue de chantilly, moment clé de sa vie ou elle aurait rencontré l'homme qui pourrait être son grand-père et avec qui elle partage maintenant son lit. Allez, je me lance dans les prévisions : Elle se fera bientôt larguer au profit d'une fille plus jeune, plus blonde et plus bête. Ayant toujours voulu faire du cinéma, elle se fera refaire seins, fesses, visage et ventre dans le but de se faire remarquer par James Cameron ou, encore lui, Peter Jackson. Ne possédant strictement aucun talent, elle disparaitra de la vue et de la mémoire de tous et finira prostituée dans stripclub glauque, alcoolique et mariée à un homme violent, ou se collera une balle dans la tête. God bless America !

vendredi 20 août 2010

Non parce que tu vois, la pagode, à cet endroit, elle pourrit mon Feng Shui, quoi.

Premier article du mois d'août, j'espère pouvoir garder ce rythme après la reprise des hostilités, même si j'ai quelques doutes. Voilà maintenant un mois que je glande activement et forcément, je me dois de passer plusieurs heures à m'abrutir devant un jeu pc. Hélas, comme rien ou presque ne tourne correctement sur mon portable, il est très difficile de tester de nouveaux jeux. Je peux affirmer sans trop de risque que mon pc exploserait à la seule vue du CD d'installation de Starcraft II. Mais qui a besoin de graphismes à pleurer, de scénarios à se taper le cul par terre (même si je n'ai jamais compris le sens de cette expression) et d'une jouabilité révolutionnaire quand on a ... l'abandonware ! Car une des plus belles créations de l'humanité est et demeure l'émulateur, qui permet de rejouer aux jeux de notre enfance, et éventuellement de les terminer grâce à l'invention qui a tout changé dans nos vies, j'ai nommé la sauvegarde. Loin de moi l'idée de faire un laïus sur les jeux de l'ancienne génération étaient bien meilleurs car plus difficiles. Comme dirait Francis : c'était mieux avant. Même si je ne suis pas sûre que ce soit vraiment Francis qui ait dit ça, vous saisissez l'idée. Donc, loin de moi cette idée, mais il faut quand même admettre que les premiers jeux, c'était pas pour les licornes homosexuelles (inutile de me remercier pour le traumatisme, il est gracieusement offert par la maison). On peut citer en exemple pléthore de jeux Master System, notamment Alex Kid et Shinobi.

Toutefois, le jeu dont je m'apprête à parler n'a pas besoin d'émulateur pour tourner, et je ne suis même pas sûre qu'il s'agisse d'un abandonware. Mais pour une fois que je soigne mon introduction, vous n'allez pas faire vos difficiles (Aladinea.com ou le blog de la précision). Bref, je veux bien sûr vous parler d'Empereur ! J'ai peut-être déjà parlé de ce jeu dans un précédent article, mais pour résumer très rapidement, Empereur est le meilleur jeu de gestion de toute l'histoire du jeu de gestion. Eh oui. Comme son humble nom ne l'indique pas vraiment, vous incarnez un empereur chinois qui décide de créer une ville, quelque part entre l'âge du bronze et l'âge du fer. Pour ce faire, vous (l'empereur chinois, quoi) commencez par construire des rues le long desquelles vous installez des huttes de paille et des puits. Peu à peu, les habitants arrivent et s'installent dans les huttes. Comme même le moindre des pouilleux est difficile, vos habitants demandent bientôt un accès aux soins, à des lieux de culte, et comble de tout, à de la nourriture.
Les aliments de base sont assez faciles à obtenir, il suffit de planter des champs, construire un moulin et une place du marché. Mais plus les habitations évoluent, et plus la nourriture doit être riche et variée. Le territoire sur lequel vous implantez votre ville ne possédant pas toutes les variétés d'aliments, il faut donc développer le commerce avec les villes voisines. Et c'est là que réside tout l'intérêt du jeu, car tous les types de joueur y trouvent leur compte. En effet, vous pouvez décider d'entraîner une grosse armée pour aller poutrer vos voisins dans la joie et l'allégresse, ou vous pouvez alors soudoyer tout ce petit monde avec de la soie ou du jade sculpté pour établir de bonnes relations qui vous permettront de faire monter le prix du riz à l'exportation sans que personne ne moufette (et non pas "moufte", j'ai vérifié dans le Bescherelle). Il faut également penser à embellir votre ville, améliorer les infrastructures, construire palais et monuments, pour que les habitants puissent s'embourgeoiser allègrement.
Évidemment, pour la semi-kikoo que je suis, planter des arbres en fleurs au bord des routes et créer des espaces verts avec des espaces de tai chi et des statues de dragon sont les meilleurs moments du jeu. Outre les campagnes historiques, il est possible de créer sa ville de toutes pièces sur un terrain aléatoire, ce qui allonge grandement la durée de vie du jeu et permet de faire à peu près tout ce qu'on veut, comme une forêt de cerisiers ou encore une armée de soldats en terre (même si techniquement ils sont en pierre, mais on peut imaginer). Et pour faire le lien avec le titre de cet article, parce que quand même, c'est important et ça montre que j'ai réfléchi plus de vingt secondes à ce que j'allais dire, il faut également prendre en compte les énergies du lieu avant de construire son bâtiment. Sinon, les Dieux risquent de mal le prendre et envoyer une catastrophe naturelle bien sympa du genre inondation ou tremblement de terre.
Bref, Empereur, c'est un jeu qu'il est bien pour y jouer.

Comme je suis une feignasse de premier ordre, je vais me contenter d'une image du jeu trouvée sur le net. Parce que, bon, ça m'obligerait à lancer le jeu, prendre des screen de mes villes, modifier la taille, les héberger sur mon ftp ... Rien que d'en parler je suis déjà fatiguée.



Malgré sa taille et sa qualité un peu pourries, on peut y voir une place du marché en bas, sur laquelle sont installées des musiciens. Autour, de belles maisons, un temple bouddhiste, un bâtiment administratif, des tours de garde, des murailles, et des arbres en fleur. Bon, d'accord, ce n'est pas le meilleur exemple et cette ville là est assez moche et bordélique, mais elle montre le potentiel du jeu.

Comme j'ai déjà brillamment résumé mon opinion concernant ce jeu, je vais simplement conclure cet article par la situation dans laquelle je me trouve actuellement: Je passe mes journées en chaise longue, des tongs aux pieds, à lire Le Comte de Monte Cristo et prendre l'apéro. Plus tard, je pourrai dire à mes enfants que j'ai connu la souffrance, la vraie.
Je cherche désespérément une vidéo idiote à mettre en fin de cet article, et je suis sûre que j'avais des idées en commençant, mais là je suis à court. Je me rattraperai la prochaine fois, promis.

lundi 19 juillet 2010

Epic Sax Guy is watching you !

Deuxième billet du mois, encore un et la Terre s'effondre. Heureusement que le mois est bientôt terminé, un peu plus et on frôlait la catastrophe (comme quoi j'ai bien fait d'écrire cet article en deux semaines). Étrangement, et contrairement à ce que je prévoyais dans mon dernier article, je ne m'ennuie pas encore, même si le programme de mes journées est loin d'être chargé. Pour commencer, je viens de finir la première saison de la série The Wire, qui raconte l'histoire d'un méchant gang de gens tout noirs qui deale de la vilaine drogue dans les quartiers bien pourris de Baltimore, pendant que la pas-si-gentille police essaie de le faire tomber. J'étais sceptique durant les deux premiers épisodes, mais la critique qui ressort au final se résume à omg c'est de la balle. Les personnages sont nombreux mais tous travaillés et approfondis, même certains des petits méchants secondaires, ce qui est suffisamment rare pour être noté; le héros est, pour une fois, pas trop chiant, et il n'est surtout pas mis trop en avant par rapport au reste de l'équipe, habitude énervante de la majorité des séries (NCIS, House, et même The Big Bang Theory). L'ambiance est extrêmement réussie, c'est vraiment glauque, oppressant et sale, mais toujours très réaliste. J'attends donc la saison deux, bien au chaud sur le disque dur de cher et tendre avec une certaine impatience (car il faut savoir que je n'ai toujours pas de vraie connexion internet, là j'écris grâce au bon vouloir du hotspot sfr).
Note: Le monde des séries présente la série sous le titre The Wire - Tout simplement la meilleure série ? Ah quand même, ai-je envie de dire.
Note bis Au bout des deux semaines durant lesquelles je me suis faite violence pour finir l'article, j'ai enfin récupéré ma connexion et commencé la deuxième saison, jusqu'ici aussi bien que la première.

Ensuite, je lis des blogs, et notamment BienBienBien qui, dans son dernier article, enfonce des portes ouvertes sur l'industrie du disque. J'aime bien parce que l'article se fait en partie démonter par le tout premier commentaire. L'auteur dénonce le fait que les médias musicaux font tourner leur promotion autour des artistes qui rapportent le plus et que les artistes peu populaires ou indépendants n'ont pas l'occasion de se faire connaître du public. Notons quand même que les seuls exemples de médias musicaux donnés sont W9 et Virgin17. Autant rajouter MTV et NRJ12, tant qu'à faire. Sérieusement, il suffit de se sortir deux secondes les doigts du nez (je sais à quoi vous pensiez, bande de petits sales) pour découvrir de nouveaux artistes. Rien que sur deezer, qui pourtant n'est pas franchement le plus underground des médias, on peut cliquer au hasard sur un sombre nom de groupe et ainsi découvrir une nouvelle perle. Là-dessus, les séries aident énormément, avec des choix musicaux de plus en plus soignés. J'ai découvert pas mal de groupes grâce à Six Feet Under (Sia et Blue Öyster Cult, entre autre), House, How I Met Your Mother, et même (je sens venir les cailloux) Gossip Girl, hé si. Donc bon, il faudrait penser à arrêter de jouer aux pleureuses anticapitalistes, c'est lassant.

Autant arrêter tout de suite de faire semblant, je n'ai pas de réflexion intelligente à partager dans cet article. Je vous parlerais bien de la classification des clients MacDo que j'ai élaboré lors de mes trois contrats d'été, mais ça risque d'être long et plein de haine. A la place, je préfère enfoncer le clou sur l'histoire de cette pauvre Jessie qui se fait harceler par la communauté 4chan pour avoir montré des bouts de peau sur youtube. Pauvre Jessie au Q.I. tellement négatif que les huîtres ont trouvé leur nouveau leader, et pauvre Jessie parce que ses parents ont également rejoint les rangs comme premier secrétaire et trésorier. Le résumé de l'affaire est lisible ici. Premièrement, je suis peut-être vieux jeu, mais laisser une gamine de onze ans traîner seule sur le net, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. A cet âge, on est censé regarder les DvD de Twilight et de High School Musical en boucle, pas se désaper sur youtube. J'ai particulièrement apprécié la réaction de la mère qui dit ne rien savoir des activités dominicales de sa fifille, qui devait quand même passer un certain temps devant son pc pour devenir aussi célèbre. En suivant cette affaire, je me suis demandée quand internet était devenu un monde plein de paix et d'amour, dans lequel on pouvait se dévoiler sans peur de la haine et de la folie ambiantes. Dans le même ordre d'idée, un de mes contacts Facebook a posté une photo de sa fille de quelques mois couchée sur le dos, entièrement nue. Full Frontal Nudity Style, quoi. Il suffit de survoler les clauses de confidentialité de Facebook pour savoir que mettre ce genre de photos est une très, très mauvaise idée, sauf si on tient à arrondir ses fins de mois en fournissant de quoi se mettre sous la dent aux pédophiles du coin, auquel cas je n'ai plus rien à dire. Internet est définitivement le lieu du pire, 4chan et /b/ en témoignent (et encore c'est soft), et du bien pire dans un autre style (Précision: Il n'y a rien de sale dans ce lien). Merci au mâle dominant pour le traumatisme. Je peux donner fournir son adresse à ceux qui voudraient aller lui casser la gueule.

D'un autre côté, internet permet aussi de redécouvrir des chef-d'œuvres musicaux et vidéos tels que le clip de Pierre Billon, qui cumule la chef-d'œuvrosité.



Personnellement, j'ai appris les paroles par cœur et fait imprimer un poster format A1, maintenant accroché au-dessus de mon lit, entre Robert Pattinson et Leonardo Dicaprio dans Titanic.
Grâce à internet, on peut également se souvenir de l'Epic Sax Guymoldave ayant participé à l'Eurovision 2010 ! Son style, son déhanchéet sa capacité à jouer du saxo sans bouger les doigts l'ont transformé en un héros musical moderne à la renommée internationale, voire plus. Pour le gif qui va vous poursuivre jusque dans votre sommeil à la façon de Loituma, je ne sais pas qui il faut remercier.

Tout ça pour dire qu'internet, c'est bien mais c'est dangereux, surtout quand on est complètement flan. Cette conclusion transcendante qui, j'en suis sûre, va changer la vision du monde de beaucoup, m'est venue après des nuits à méditer sur Fukung.


Et en bonus, voici une vidéo de Hugh Laurie, juste parce qu'il est awesome. Et pour les feignasses, la vidéo est sous-titrée et disponible ici !

Edit: Je me bats encore avec l'affichage de la date de mes articles. Ici, il est daté du jour où j'ai commencé la rédaction et non pas du jour où je l'ai terminée, ce qui est complètement con. Promis, un jour j'apprendrai à configurer correctement un dotclear. Mais pas aujourd'hui, j'ai piscine et poney.

samedi 10 juillet 2010

Longue digression of the death

Salut à toi, Ô noble visiteur.

D'accord, c'est un peu minable comme entrée, mais les idées me manquent. Après avoir atteint l'amour, la gloire et la beauté, je suis enfin en vacances. Toi le fonctionnaire qui lis cet article durant ta pause midi, tu peux pleurer. Mais si ça peut te rassurer, trois mois de vacances c'est vraiment chiant à crever, tu ne rates rien. Je tiens d'ailleurs à prévenir mon cher lectorat que je risque de devenir neurasthénique d'ici la fin du mois de juillet (d'une part parce que c'est trop long et d'autre part parce que le travail est ma drogue). Ensuite, ces vacances sont sans doute les dernières vraies [trop] longues vacances de ma vie, vu ce qui m'attend ensuite, donc il faut bien que j'en profite un peu. Et pour ce faire, depuis la première fois en cinq ans, je lis des livres n'ayant strictement rien à voir avec mon domaine d'expertise (non, pas de compétence, d'expertise, comme L'Oréal). J'ai commencé mollo en entamant ce matin Le Comte de Monte-Christo, bien que je connaisse déjà l'histoire sur le bout des doigts. Car oui, je dois l'admettre, à une époque j'ai regardé quasiment en boucle l'adaptation TV du roman, dans lequel le personnage principal est incarné par Depardieu. Je devrais d'ailleurs créer un groupe sur Facebook "J'aime Gérard Depardieu dans les films historiques et je l'assume".
Après Dumas, je me lancerai peut-être dans une lecture plus osée, à savoir le roman de Hugh Laurie dont on m'a dit du bien. Nous sommes encore loin de la littérature d'essai néerlando-chilienne, mais il y a du progrès. Et puis, attendez, Hugh Laurie, quoi, il a la classe le bonhomme. Note : Pour les inculturés du poireau, Hugh Laurie est l'acteur qui interprète Dr. House, et qui fait aussi pas mal d'autres trucs, dont de la musique. Et maintenant je vais arrêter de parler de lui parce que j'ai cité son nom trois fois en trois lignes, on va croire que je monte un fan club.

Anyway, ne panique pas, jeune lecteur, car cet article ne va pas traiter de mes goûts en matière de littérature, car je pense que tout le monde s'en fout (surtout que ma culture littéraire est relativement limitée, sortie de certains domaines). Étant en vacances, je vais enfin avoir le temps de vous inonder les yeux de réflexions flairant bon le génie et d'opinions soigneusement pesées. Et en parlant de mauvaises nouvelles, j'ai appris sur Bienbienbien que Passe-Partout quittait l'équipe de Fort Boyard. Pour ma part, en apprenant cette tragédie, j'ai immolé mes rates, jeté toute ma vaisselle par la fenêtre, en prenant bien soin de viser les femmes enceintes et les bébés (ça fait plus de points), et je n'ai pas décuvé pendant six jours. Ensuite, chacun gère son chagrin comme il peut.

Alors voilà. Il y a quelques mois j'ai vu un film dont je ne peux pas vous dire le titre au risque de me faire spammer à coup de Spoil FFS. Certains reconnaîtront sans doute de quoi je parle, mais ça n'a pas d'importance. En toile de fond de ce film, on retrouvait tout le thème du jeune héros au cœur pur qui va accomplir sa brillante destinée grâce à la pureté de son âme, et tout le tralala. Sauf qu'à la fin du film, et comme dans la majorité des histoires développant ce thème, le jeune héros s'énerve et tue tout le monde. Ceci fait, il revient tranquillement à sa petite vie, l'air de rien. En relisant ces lignes, je m'aperçois qu'il est impossible de savoir de quel film je parle, tant le schéma est courant. Dans les autres films du genre, ça ne m'avait jamais vraiment choqué, mais dans celui-ci, l'introspection du personnage principal est beaucoup plus développée (on est pas non plus dans Hamlet, mais c'est pas mal) et on ressent vraiment la dualité entre le côté machine de guerre en devenir et humain.
Loin de moi l'idée de partir dans le délire "Chaque vie est sacrée", mais quand même, est-ce que le fait de tuer un quelqu'un n'est pas censé être un bouleversement, le franchement d'une limite, un voyage sans retour ? C'est ce que j'avais cru comprendre après avoir longuement médité sur la morale profonde de RRRrrr. Sérieusement, il y a un énorme paradoxe. On ne présente plus de héros fumeur parce que la cigarette c'est mal ça tue des gens et ça coûte cher à la société, mais par contre, le même héros peut dégommer une vingtaine de types avec une mitrailleuse rotative, ça ne gène personne. Tant qu'à faire de la morale au cinéma, il serait peut-être temps de remettre les priorités moralistiques dans l'ordre, non ?
Ce qui m'a le plus choqué dans cette histoire de J'ai le cœur pur et je fais gicler le sang sur les murs, c'est justement le fait que ça ne m'avait jamais choqué auparavant. Autant la mort d'un enfant ou d'un petit vieux c'est un drame absolu dans n'importe quel film moisi digne de ce nom (Spiderman 1 pour n'en citer qu'un), autant le jeune trentenaire qui se retrouve contraint de travailler dans la mafia turco-mongole pour subvenir aux besoins de sa famille, ça n'attriste personne. Il faut avouer que les mafieux trentenaires sont sacrément déshumanisés dans les films, genre pas de nom, le même costume d'employé des pompes funèbres pour tout le monde, et peu ou pas de signes distinctifs, ou alors les plus stéréotypés que le spectateur va oublier immédiatement tellement il les voit partout: cicatrice sur l'œil droit, dents recouvertes d'or, tatouage de dragon ...

Quand j'ai vu le film que j'ai pris en exemple et dont je n'ai pas cité le nom, je l'ai trouvé particulièrement bien mené et, Ô nouveauté, original pour son style. En fait je n'ai même pas eu besoin de le revoir pour m'apercevoir que ce n'est absolument pas le cas. Le cinéma me rend triste, je vais finir par me contenter de regarder Solaris en boucle.
Pour les chanceux à qui je n'ai pas encore parlé de Solaris, il s'agit d'un film de Soderbergh sorti en 2003 et dans lequel on voit, entre autre, les fesses de George Clooney. C'est un de mes films préférés, si ce n'est mon film préféré, donc allez le voir et aimez le. La seule personne qui n'a pas osé aimer a encore des cicatrices sur son dos.

Je n'ai aucune conclusion à ajouter à cet article, ce qui est aussi minable que de ne pas avoir d'entrée, mais on est plus à ça prêt. Encore une fois, mes digressions prennent quasiment plus de place que le sujet central de mon article, mais promis, bientôt je m'ennuierai ferme et les sujets de mes articles seront la seule occupation de mes journées. Du coup, peut-être même que la prochaine fois, il y aura des images dans le texte !

vendredi 21 mai 2010

ELLE est de retour

Vous avez bien sûr tous saisi la référence au clown kifaitrèpeur, adapté à la télévision en 1990 (dixit wikipedia) dans un film tellement moisi que même Alien Vs Predator premier du nom parait bien à côté. Ceci étant dit je n'ai même pas lu l'œuvre originale, le style de Stephen King me faisant chier au dernier degré.

Bref, après trois mois d'absence (voire plus, j'ai pas compté), deux traversées du Sahara, huit villages sauvés des eaux à l'est de la Mongolie (il y pleut beaucoup), et douze ours polaires ramenés chez eux en ballon, je reviens. En fait, non, je ne reviens pas vraiment, je pré-reviens pour vous dire que je vais revenir. Je suis actuellement en pleine rédaction de mon pavé annuel (et là les gens qui ne savent pas ce que je fais dans la vie ont pour réflexion communeWTF), et autant l'an dernier c'était de la brique, cette année, c'est du béton.
Et en parlant de béton...


Comme dirait mon ami Frantz, qui lui ne doit certainement pas lire mon blog (il est en perpétuelle rédaction de son pavé, et que voulez-vous, on ne peut pas être partout), c'est classe, c'est distingué, c'est élégant. Je dis ça parce que depuis que je n'ai pas fait de mise à jour, j'ai découvert plein de nouveaux lecteurs insoupçonnés, genre: Toi tu lis mon blog? Mais on s'est pas parlé depuis cinq ans, et la dernière fois, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps pendant trois jours. oO Donc, merde, les gens qui lisez mon blog, manifestez-vous, à chaque fois j'ai des montée de wait, whaaaaaaaaat et c'est mauvais pour le cœur.

Bon, bref, tout ça pour dire que je reviens bientôt. Normalement là c'est le moment où je vous dis de quoi je parlerai, mais comme je m'en voudrais de ... Heu... Vous spoiler toutes mes merveilleuses idées, disons qu'il y aura au moins deux lignes sur les vieilles aux cheveux violets. Pour le moment, je finis mon pavé, j'évite de le jeter dans la marre parce qu'après il sera tout mouillé et ce serait dommage (qu'est-ce qu'on se marre, haha...), ensuite je déménage, ensuite ensuite je balance mon pavé à la gueule des gens pour qu'ils me donnent de l'argent pendant trois ans, et ensuite ensuite ensuite je reviens. Donc, en gros, d'ici un mois.

Mais comme je suis quand même une fille super sympa (bah si, quand même, je suis super sympa), je ne vous laisse pas sans rien. Vous avez le droit de vous passer cette vidéo en boucle pendant un mois, parce qu'elle le vaut bien.

vendredi 26 février 2010

Captain Obvious à la rescousse

Je pense que ce court article va tous vous faire verser la larmiche, alors que ça fait bientôt deux mois que vous vous arrachez quotidiennement les cheveux en hurlant à votre ordinateur Mais quand est-ce qu'elle va posteeeeeeeer ?!! En deux mois, il ne doit plus vous rester beaucoup de tignasse, donc pour vous économiser celle qui reste, je l'annonce de manière officielle, même si vous l'aviez déjà remarqué (d'où le titre): Le site ne va plus être mis à jour pendant un moment.

En effet, mes recherches (car oui, je fais de la recherche) occupent la majorité de mon temps, j'ai un petit travail à côté et une vie sociale, ce qui n'était pas le cas lorsque j'ai commencé à écrire. Et comme le dit le philosophe : Être geek, c'est bien, ne pas être geek, c'est bien aussi. Je sais, vous êtes tous impressionnés devant tant de sagesse.
Globalement, je n'ai plus vraiment le temps d'aller chercher des vidéos idiotes sur youtube (je vous en ai quand même réservé deux pour la fin), mes flux RSS ont explosé faute de mise à jour, et même si j'ai honte de l'avouer, le seul site sur lequel je vais encore quotidiennement est Facebook. Ben quoi, c'est pratique pour organiser des soirées !

Toutefois, ça ne veut pas dire que le site ferme de manière définitive. C'est juste que pour le moment, j'ai d'autres priorités vachement plus prioritaires. Mais un jour, éventuellement, je serai en vacances pendant plus de deux jours, et à ce moment là, je vous promets que vous aurez le droit à bon vieil article des familles, même si je n'ai jamais compris cette expression. (Drôlement longue, ma phrase.) Donc, gardez-moi dans un coin de vos flux RSS, il se pourrait que je réapparaisse d'ici quelques mois.

Allez, le meilleur pour la fin, et en attendant, Live long and prosper.





Spéciale K-ass-dédie à ma PP pour celle-là. Et qui a dit que la production musicale française, c'était mieux avant ?

dimanche 3 janvier 2010

De la morue aux fraises !

Salut les jeunots ! (Et les vieux aussi, mais je ne nommerai personne.) C'est après quinze jours de vacances et trois kilos en plus que je viens vous souhaiter une bonne année 2010 ! Roxez bien votre irl, et profitez en, car dans deux ans, on sera tous morts. (Ouais, le positivisme, ça me connaît.)
J'espère aussi que vous avez passé de bonnes fêtes, et que vous vous êtes tous faits exploser la sous-ventrière à coups de toasts au beurre-foie gras-saumon fumé (j'en connais qui le font, rigolez pas), le tout digéré avec une fontaine de champagne. Je ne vais pas vous raconter tout ce que j'ai pu avaler pendant ces deux semaines pour éviter les crises de foie instantanées après lecture, mais je pense qu'une semaine de plus comme ça aurait faite sauter tous les boutons de mon chemisier en même temps. (Ce qui est en soi un exploit.)

Le nouvel an, c'est toujours le moment des bonnes résolutions que l'on ne tient jamais plus de deux semaines, et bizarrement, cette année, je n'ai pas trouvé de trucs à changer. Je pourrais décider de bannir totalement la cigarette de ma vie, mais je n'en ai aucune envie, et je mange déjà sainement (à peu près).
Ensuite, je pourrais décider d'avoir une aventure avec Robert Downey Jr. ou de gagner aux courses, mais à part devenir une psycho-fan ou m'introduire dans les écuries de courses pour droguer les canassons, je vois mal comment prendre des résolutions sur les choses que l'on ne contrôle qu'à moitié. Donc j'ai décidé de ne pas en prendre. Et ne pas prendre de bonnes résolutions n'est pas une résolution, sinon c'est le Fail immédiat, et ce serait ballot, ai-je envie de dire.

Pour finir, en guise de cadeau de Noël, je vous offre la Petite Minute de mon ami Peregrin. Je vous invite à aller voir ces petites vidéos en stop motion, d'une part parce que c'est marrant, et ensuite parce que ça ne sert à rien de faire un cadeau si vous n'enlevez pas l'emballage. (L'adage de comptoir, tu l'as ou tu l'as pas.) La Petite Minute parait tous les vendredis, un peu comme mes articles, à savoir le 36 de chaque mois et... C'est tout, en fait, je voulais juste placer ma vanne.

Sur ce, je retourne digérer. Je vous laisse avec une vidéo que beaucoup d'entre vous ont sans doute déjà vue, mais qui peut être regardée en boucle tant son potentiel de kawai est élevé. Et on en a bien besoin pour démarrer l'année de manière positive !
(Je compte sur vous pour trouver la référence hautement littéraire qui se cache dans le titre.)


dimanche 6 décembre 2009

Mea Maxima Culp...*couic*

Dans la vie, il faut savoir prendre ses responsabilités. C'est ainsi que j'ai décidé, après une intense réflexion de cinq minutes, et sur les incessantes demandes d'au moins... Pfiou... Une personne, de finalement faire le comparatif pirate - ninja dont je parlais dans mon dernier article. Eh si. Je tiens dores et déjà à préciser que ce billet sera totalement orienté, ne vous attendez donc pas à voir arriver un argument valable, et encore moins objectif. Mais jusque là, tout est normal.

Mais un ninja, qu'est-ce que c'est ? Excellente question, Aladinea, et je te remercie de l'avoir posée ! Et bien, pour aller à l'essentiel, un ninja, c'est quelqu'un comme vous et moi, sauf que lui, il peut aller faire ses courses en combinaison moulante sans se taper la honte mondiale. Il peut aussi aller faire ses courses sans que personne ne s'en aperçoive, ce qui peut s'avérer pratique les lendemains de cuite à la liqueur de fruit pas faite, quand il n'y a plus une seule feuille de papier-toilette dans tout l'appartement.
Mais un ninja, c'est avant tout quelqu'un qui a passé les vingt-cinq dernières années en haut d'une montagne en Chine, à manger du bambou et à péter des planches de bois avec son petit doigt. Par conséquent, le ninja peut vous égorger avec un hareng frais, sans bien sûr que vous vous en aperceviez.
Mais alors, pourquoi essayer de comparer un pauvre pirate à un ninja ? Encore une question pertinente, je me déchaine ce soir. Beaucoup ont essayé de départager les ninjas et les pirates, et depuis la sortie de Pirates des Caraïbes, les ninjas ont été un peu dévalorisés. On peut facilement comprendre pourquoi.



Tel Jésus venant sauver les hommes, je descends sur terre (ok, j'y étais déjà) pour redonner ses lettres de noblesses à la ninjaterie, à la ninjatassion, à la ninjateté, et toutes les autres disciplines ninjatiques. Voici donc quelques arguments élaborés après des années de recherche sur le sujet, en espérant qu'ils remettent dans le droit chemin les égarés pro-pirates.

La claaaaasse.


Comme je le disais, un ninja, c'est quelqu'un qui peut aller faire ses courses en combinaison de ski, ou d'après-ski, j'en sais rien j'ai jamais skié, sans se taper la honte. Et ça, c'est la classe. Parce que ouais, pour passer sa vie en grenouillère pour adulte, il faut un certain cran. Chose que les pirates n'ont pas, vu qu'ils se contentent de porter des vieilles fringues pourries, sentant la sueur, et pleines de taches de rhum.
Car oui, le ninja est propre. On ne peut pas être discret quand on sent aussi fort que Gégé le clodo du monop'. (Je crois que je vis à Paris depuis trop longtemps.) Et même si au fond, j'en sais rien, le ninja obéit à des règles de vie très strictes, un peu comme Sheldon Cooper, mais en plus meurtrier. Alors que de son côté, le pirate obéit aux lois dictées par la petite vérole et la cirrhose du foie.
Alors que le pirate passe ses journée à osciller entre l'odeur de son vomi, les émanations nauséabondes de son propre corps, et la vue de ses collègues perdant une à une leurs dents, (ahhh les joies du scorbut), le ninja apprécie la senteur d'une fleur de lotus et le doux chant du rossignol posé sur la branche de cerisier en fleurs. Donc si on résume, le ninja a la classe parce qu'il porte une grenouillère, lave son corps avec Tahiti Douche et aime la poésie. Et ça, tu peux pas test.

L'efficaci....*couic


Pour les mous du bulbe, le *couic* faisait référence au ninja m'égorgeant sans que je m'en aperçoive. Car oui, le ninja fait ça. Après vingt-cinq années passées à manger des feuilles de lotus et à boire de la pisse de carpe, il est prêt à tuer le premier qui critique ses chaussettes à deux doigts dont j'ai oublié le nom. Seulement, il ne fait pas ça comme un sagouin, ou plutôt devrais-je dire "comme un pirate".
Résumons rapidement le mode opératoire du pirate : il voit un bateau, il hurle, il boit, il approche le bateau, il boit encore un peu, il hurle, il monte sur le bateau Tarzan Style, tue tout le monde avec sa pauvre épée volée dans un quelconque bordel, viole les potentielles femmes, boit une lichette, pille, revient sur son bateau et fait la fête en hurlant. En un mot, ridicule.
Le ninja, quant à lui, doit accomplir tout un rituel avant de tuer. Il doit préparer ses poisons, ranger ses shuriken par taille, aiguiser ses lames, faire des échauffements pour éviter de se claquer un muscle quand il sera en grand écart au plafond. (Ouais, il peut faire ça) Après ça il doit encore enfiler sa combinaison pour devenir parfaitement awesome. Et encore, il ne tue pas n'importe qui, ce n'est pas un pirate. Il tue sur commande. Un riche noble du Japon médiéval interférant un peu trop dans les affaires de l'empereur ? Pas de problème. Le choix des armes est varié : shuriken, épée courte, fil à couper le beurre, espadrille... N'importe quoi peut devenir une arme de destruction massive dans les mains d'un ninja. Mais comme le but ultime du ninja est de rester dans l'ombre des ténèbres pour voir sans être vu, il doit pouvoir exécuter des pirouettes cacahouètes que même Chuck Norris n'oserait pas tenter. Les pirates sur leur bout de corde, à côté, c'est de l'amateurisme.



Les Ninjas sur l'internet


Comme cette photo le prouve, l'awesomeness des ninjas est célébrée à travers le monde. Et on le comprend bien, parce qu'après tout mes arguments absolument indémontables, nous pouvons conclure sans difficulté que les ninjas sont supérieurs aux pirates. Eh oui, même avec Johnny Depp dans le camp ennemi, les ninjas, tapis dans l'ombre, le visage dissimulé par leur cagoule, reste bien plus charismatique. Et ce malgré le fait qu'ils ne vivent pas sur des gros bateaux qui peuvent fendre les mers, sentant le vent chargé d'iode et le soleil sur leur peau, alors que leurs oreilles sont bercées au son des mouettes... Arg, je passe du côté obscur de la force.



Voilà qui est mieux. Car oui, les ninjas sont présents à toutes les époques, sur toutes les plateformes de jeu. Et je mets au défit qui que ce soit de me trouver un pirate robotisé aussi cool que ça !



Pour finir cet article Ô combien passionnant et Ô combien bâclé parce qu'il est tard et que je suis claquée (ouais je sais, c'est le comble absolu de poster une fois tous les trente-six du mois et en plus, de faire les articles à la va-vite), je tiens à vous informer que, sauf si l'un d'entre vous trouve le vaccin contre le sommeil, je vais avoir du mal à publier plus régulièrement. Et vous m'en voyez désolée (d'où le titre), mais hélas, on ne peut pas être aussi "trop fort" (attention, une référence cinématographique s'est cachée entre ces guillemets, sauras-tu la retrouver ?) que moi et passer sa vie sur l'internet. Ceci étant dit, les vacances de Noël approchent, et avec un peu de chance, vous aurez deux articles en décembre. Woooh c'est la folie.
Edit: Correction du bug d'affichage qui vous empêchait de lire la-dite référence cinématographique. ;)

vendredi 16 octobre 2009

Pourquoi la madame elle a pas de genou ?!

Allez, soyons fous. Ce soir, je délaisse ma base de données et les vicissitudes de la recherche pour me consacrer à mon pauvre blog, qui me hurle de s'occuper un peu de lui à chaque fois que je lance Firefox. (A savoir deux fois par jour.) Je pensais que les dernières années m'avaient enseigné la notion du travail acharné, mais je me rends compte maintenant à quel point j'étais loin du compte. Mais assez d'auto-flagellation, et passons aux choses sérieuses !

Toute la question est maintenant de savoir lesquelles. En tête, j'ai, au choix: Un comparatif complètement orienté entre les pirates et les ninjas, qui se conclurait par la supériorité écrasante des ninjas sur les pirates, ou bien un article larmoyant sur le film d'animation franco-belge Le Roi et l'Oiseau dont je suis en ce moment même en train d'écouter la bande originale. Ce film me faisait pleurer quand j'étais petite (il n'est pas tout jeune, wikipedia me dit qu'il est sorti en 1980... Et aurait été créé en 1953), et aujourd'hui encore il me fait pleurer, mais pas pour les mêmes raisons. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, allez vite l'acheter (oui, l'acheter), c'est un pur classique. Et la musique est tellement belle. Et celui qui me traite de madeleine, je lui pète le pif. Je pourrais également parler de la pornographisation d'internet avec des mots qui n'existent pas, mais à vrai dire, quand j'ai pensé à ça, j'ai oublié de noter mes idées, et maintenant je les ai oubliées. Autant de professionnalisme, c'est effrayant. Au pire, je peux toujours me contenter d'expliquer pendant six pages à quel point la possible nomination de Jean Sarkosy à la tête de l'Epad me fait hurler, mais je risque de perdre tous mes lecteurs.

C'est au moment où j'allais choisir la facilité et vous parler de la surpuissance des ninja que je suis tombée sur le site Photoshop Disasters. Pour ceux qui, comme moi, ont une vie en dehors de l'internet et ne connaissent donc pas, je vous conseille de vous promener un peu sur le site. Certaines photos sont drôles, d'autres font peur. (Au sens propre du terme.) Comme toute fille qui s'assume et qui va une fois par jour consulter les sites de gossip pour voir les photos de star faisant leurs courses, je hurle quand on me dit qu'une actrice, chanteuse ou mannequin (ou les trois à la fois) est vraiment belle, éblouissante, a un corps absolu parfait... En se basant sur une couverture de magazine ou une affiche de cinéma. Prenez Megan Fox, enlevez lui ses seins refaits (hé si), son maquillage, son brushing parfait et ses robes hallucinantes, et vous obtiendrez certainement une fille jolie, mais pas aussi smoking hot que tout le monde s'accorde à le dire. Bref, photoshop fait des merveilles, mais comme le montre le site, produit aussi de gros ratés qui piquent bien les yeux quand on y regarde d'un peu plus près.
Ce qui est d'ailleurs assez intéressant, parce que certaines photos présentées sur le site sont ou ont été visibles en France, et n'ont pourtant jamais choqué mes petits yeux délicats. Comme quoi, les publicitaires peuvent dépenser autant de millions qu'ils le veulent sur une photo, au final, elle ne sera jamais vraiment regardée.

Tout ça pour en venir à la question du jour, du jour: Qui a décidé, un jour, qu'un visage n'étant pas parfaitement symétrique n'était pas vendable ? Est-ce nous, la société occidentale moderne (parce que je doute que le petit somalien au fin fond de son camp d'entrainement militaire en ait quelque chose à cirer), avec nos critères de beauté de plus en plus extrêmes ? Est-ce que c'est une des conséquences de la société de consommation ? (Expression bien pratique qui ne veut pas dire grand chose mais dans laquelle on peut fourrer toutes les notions.)
Attention minute étalage de culture: La réponse à ma question est bien sûr non, le XX° siècle n'a rien inventé. Déjà, les portraits des rois de la Renaissance étaient sensiblement retouchés par les peintres pour faire disparaitre les petits (ou gros) défauts. Il suffit de regarder les différents portraits de Marie-Antoinette et son incroyable capacité à changer la taille de son front, l'écartement de ses yeux, ou encore l'avancée de son menton. Beyoncé et sa couleur de peau changeante peuvent aller se rhabiller. (Référence à la campagne de pub L'Oréal, où la peau de la chanteuse avait été "légèrement" éclaircie. Je précise pour les gens qui vivraient dans une grotte.)
Mais donc, pour ce qui est d'aujourd'hui, je me demande quel est le guguss qui a décidé un jour qu'il valait mieux que les deux sourcils de Britney Spears soient exactement identiques sur la couverture de son énième album. Personnellement, on m'a jamais demandé mon avis, mais je préfèrerais voir les gens avec leurs petits défauts physiques, plutôt qu'une peau anormalement lisse et un corps sans défaut qui me finira à un moment ou à un autre par me faire complexer, ne serait-ce que cinq minutes. Tout ça pour dire qu'il est incroyable de voir à quel point des critères qui nous ont été imposés sont rentrés dans les mentalités et dans notre vie courante sans même qu'on y prête attention. Je ne jette la pierre à personne, je serais la première choquée si la nouvelle campagne de Dolce&Gabana montrait des mannequins de plus de 100kg en bikini à paillettes.
Cette situation me parait bien triste pour les photographes qui peuvent se permettre de prendre des photos de merde et des mannequins qui peuvent se ruer sur les éclairs au chocolat et tirer la pire des tronches au moment de la prise, puisque de toutes façons, ni leur tête, ni leur corps, n'apparaitront au final sur les affiches. Allez, c'est décidé, je me lance dans le mannequinat. Et là ceux qui me connaissent viennent de se décoller la plèvre en lisant ça. Bande d'enfoirés. :D

Je dois à présent me féliciter pour avoir réussi à faire un article sur un sujet potentiellement intéressant. J'étais vraiment partie pour faire un comparatif ninjas / pirates, tout ça pour vous prouver que je peux écrire deux articles en un mois. La prochaine fois que je n'ai rien à dire, j'essaierai d'étoffer en comparant aussi les Vickings et les Incas. (Spoil Alert: Les Incas gagnent. Hypothétiquement.) Je vais quand même vous laisser avec quelque chose de plus consistant à vous mettre sous la dent, à savoir un morceau tiré de l'ost de Twilight (sans déconner, c'est très sympa, et les artistes doivent bien manger, parfois), ainsi qu'avec un mix vraiment génial de Laurent Garnier. J'aime la musique électronique, et j'adule Laurent Garnier, mais là mes tympans ont eu un orgasme. Et le premier qui dit qu'il n'aime pas, je lui fais regarder en boucle les deux Alien vs Predator, avec une machine à la Cypher pour empêcher de cligner des yeux. Oh que je suis vile.

dimanche 4 octobre 2009

Vive le gris. Et Michael Jackson.

Et voilà, à peine rentrée sur la capitale que je délaisse à nouveau mon blog. Promis, quand je serai vieille, fripée, que je n'aurai que ça à faire, et si internet n'est pas passé sous le contrôle des vilains communistes chinois nous renvoyant à chaque clic à un site de vente de nouilles, j'écrirai un article tous les jours.
Sérieusement, je n'ai jamais aimé les rentrées. Avec les réveillons de premier de l'an, c'est les moments que je déteste le plus. Il faut bien s'habiller, faire bonne impression, même si tout le monde cela ennuie tout le monde. Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de ma haine des premiers de l'an, mais un des buts ultimes de ma vie est d'arriver à ne rien faire ce soir là. Ce n'est pas si facile qu'il n'y parait, de ne rien faire, parce que décider de ne rien faire parce que c'est le réveillon, c'est déjà faire quelque chose. Oui, ça donne mal à la tête, mais je cherche encore une solution. Je vous tiendrai au courant.

En fait, je ne vais pas faire un article entier dédié à la rentrée, il suffit de regarder TF1, et vous en avez plein. Je ne vais pas non plus me plaindre du fait que ma future coloc et moi sommes tombées sur l'agent immobilier le plus cossard de la capitale. Bon, d'accord, là je me plains, mais j'arrête.
Je voulais simplement réagir à l'article du Nouvel Obs que je lisais tout à l'heure en buvant mon café, au sujet des mannequins de vitrine qui sont toujours blancs. Je vous laisse quelques minutes pour lire, allez y.

...

Pour les feignasses, je résume. Dominique Schroeder, journaliste au Nouvel Obs, qui, visiblement, n'a rien d'autre à foutre ces jours-ci, fait remarquer à ses lecteurs trop patients que les mannequins que l'on voit dans les vitrines des magasins de vêtements ont toujours la peau blanche, et que ceci est mal, car ils ne reflètent pas la diversité de la société. En France, en Autriche et en Allemagne, les mannequins typés asiatiques et noirs sont beaucoup moins vendus qu'en Angleterre ou aux États-Unis. Dans le paragraphe d'après, le mot est lâché: Pour Hélène Lafourcade, directrice de l'image et du merchandising aux Galeries Lafayette en charge d'un "parc" de 15.000 mannequins, "en France, il y a toujours ce côté un peu raciste". Et voilà, nous avons des mannequins racistes. C'est le drame absolu. Et comme les mannequins des Galeries Lafayettes sont le reflet de la mentalité de la société, nous sommes tous racistes. Et encore plus les jeunes, car cette même Hélène Lafourcade dit aussi qu'elle-même a dû insister pour utiliser des mannequins aux traits européens, mais aussi noirs et asiatiques, dans un rayon destiné aux jeunes. Alors les jeunes ? On fait moins les malins maintenant qu'on a été percé à jour, hein ?!
A ça, j'ai envie de répondre deux choses. La première est: Dis donc Monsieur Dominique Schroeder, t'as rien d'autre à glander que de pondre des articles aussi inintéressants ?
Pour la seconde, je constate avec tristesse que la psychose du racisme s'est vraiment installée partout, même dans des mannequins coutant entre 150 et 1500€ et changés tous les quatre ans. Oui, en plus de couter la peau des fesses, ces morceaux de plastique sont démodables. Nous sommes tombés bien bas. Sérieusement, j'aimerais entendre l'avis des asiatiques et des blacks: quand vous passez devant un magasin où il n'y a que des mannequins de couleur blanche, vous vous sentez insultés ? D'accord, je ne suis pas la mieux placée pour parler de racisme, parce que, d'une part, je ne suis pas raciste, et ensuite parce que je ne suis pas racistée (oui, nouveau mot), mais il doit y avoir des problèmes plus urgents à régler que le racisme chez les mannequins en plastoc. J'applaudis au passage les cinq commentaires actuellement publiés sur le site du Nouvel Obs, en particulier celui de sdfg: "Ils sont minces et grands. Où sont les mannequins gros ? Et où sont les mannequins pour les nains ? Et pour les handicapés ? Et pour les cons ???? C'est vrai qu'il faudra qu'on m'explique depuis quand les femmes et les hommes qui passent devant une vitrine s'identifient aux mannequins. Les modèles masculins sont aussi musclés que Christian Bale, et les femelles aussi rachitiques que Keira Knightley (actrice insipide des Pirates des Caraïbes).
Le pire dans tout ça c'est que je me sens obligée d'expliquer pourquoi cet article est complètement con. Allez, j'arrête. Ceci était le premier coup de gueule du jour.

Car oui, il y en a un deuxième ! L'autre jour, je suis allée acheter une cartouche d'encre noire pour mon imprimante. (Passionnant, jusque là.) Première constatation, ça coute un bras. Et encore, j'ai pris la cartouche spécial pauvre, qui ne m'a couté que douze euros. Les cartouches pour riches peuvent monter jusqu'à 40 euros. Il faudra d'ailleurs m'expliquer la différence entre les deux. Le noir est plus noir chez les riches ?
Je rentre chez moi, et commence à me battre avec l'emballage en plastique rigide (ça parle beaucoup de plastique, dans cet article), particulièrement énervant à ouvrir. Et voilà ce que j'ai trouvé à l'intérieur:



C'est une blague, c'est fait exprès ? On ne m'a pas vendu une cartouche d'encre, on m'a vendu une boite en plastique. Quel intérêt de faire des emballages si gros pour des choses si petites ? Après avoir tout déballé, voici ce que ça donne:



Tout ça pour dire qu'au moment où tout le monde commence à se dire qu'il serait peut-être temps de changer nos habitudes pourries et d'économiser les ressources en évitant le gaspillage, dans les supermarchés, on vend encore des emballages énormes tout en plastique, alors qu'une petite boite en carton suffirait amplement. De plus, c'est vendu le prix d'un rein, alors que le cout de fabrication du-dit emballage doit être égal au salaire journalier d'un éboueur de la Sierra Leone. Je ne sais pas vous, mais moi, ça me révolte. (Je suis quand même allée vérifier sur internet si la Sierra Leone était toujours le pays le plus pauvre du monde. Visiblement oui, mais je n'ai pas trouvé le salaire exact d'un éboueur de Freetown. Je viens de tomber sur un article de Jeune Afrique, mais là j'ai trop le moral pour le lire.)

Pour finir cet article, voici le clip de Will.I.Am pour la campagne d'Obama. D'accord, ça date, mais c'est mon obsession musicale du moment, et j'aime le partage. Il y a des acteurs de séries cachés dans ce clip, sauras-tu les retrouver ?! (A lire à voix haute en imitant la voix de Dora l'Exploratrice.)

Pour information, j'ai rajouté dans les liens les sites de Maylu, Timoon et Saboten, qui sont trois dessinateurs que j'apprécie particulièrement, même si j'ai eu la flemme de mettre un titre un peu détaillé. Mais mangez-en, c'est bon. Je cherche aussi le moyen de régler le problème des commentaires qui ne s'affichent pas automatique, tout en évitant les méchants spams qui attaquent mon site sans cesse. (Ils sont d'ailleurs la raison pour laquelle vos commentaires ne sont pas affichés directement.) Sur certains sites, il y a une petite addition ou quelques lettres à recopier avant de pouvoir poster, je vais essayer d'appliquer le même système ici. J'espère juste que c'est disponible sur Dotclear 1, parce que j'ai la furieuse flemme de passer à autre chose. (Et vu à quelle allure je publie mes articles, on peut aussi dire que je n'ai pas le temps.)

Edit: Je fais une faute dans le titre (la honte), et personne ne me fait la remarque! Merci à Alban, qui, lui au moins, lit mes articles en entier!

jeudi 10 septembre 2009

Pendant ce temps, à Santa Cruz.

Et non pas à Veracruz, qui se trouve au Mexique. Me revoilà donc de retour sur l'internet après une mission-suicide en Italie confiée par le gouvernement bolivien.(D'où le titre.) Longue histoire et il faudrait que je vous tue après vous avoir raconté.
Bref, durant mon séjour, j'ai fait des découvertes fascinantes sur les touristes. Vraiment, le tourisme, c'est un monde à part. Évidemment, comme j'étais sous couverture, il a fallu que je me fonde dans la masse et c'est donc pas maquillée, pas coiffée, habillée n'importe comment et avec un sac à dos rose (si, si) sur le dos que j'ai arpenté les rues de Florence.

Ahhhh Florence, quelle ville. Ceux qui y sont déjà allés me comprendront, et ceux qui ne connaissent pas devraient immédiatement réserver leur billet d'avion. Allez va, comme je suis sympa, je vous facilite la tache. Après avoir liquidé quelques mafieux avec mon petit doigt, j'ai décidé de jouer mon rôle de touriste à fond et de visiter le coin. Avant toute chose, il faut savoir que je sortais (et je sors toujours) d'une entorse à la cheville, provoquée lors d'un combat à mains nues contre un tigre blanc de Sibérie qui voulait me piquer mon sandwich au jambon. Au final, j'ai invité le village voisin à se faire un méchoui autour du feu, mais ma cheville n'a pas particulièrement apprécié l'épisode.
Bref, c'est donc en claudiquant que j'ai visité Florence. Plusieurs remarques en sont ressorties. La première, c'est que construire des campaniles de 80 mètres de haut c'est bien, mais ils auraient au moins pu penser à y foutre un ascenseur, au XIV° siècle. Non parce que se taper les quelques quatre cent marches avec une cheville en moins, c'est quand même pas fastoche. Deuxième remarque: mettre des chaines le long des trottoirs pour éviter que les voitures ne se garent, c'est très bien, sauf que c'est encore mieux de laisser quelques espaces pour que les piétons puissent traverser. Alors oui, j'aurais pu enjamber, mais je vous rappelle que j'ai tué un tigre blanc de Sibérie à mains nues il y a trois semaines, soyez compréhensifs. La dernière observation, et non des moindres, c'est que les florentins ne connaissent pas le sens du mot "fonctionnalité" quand il s'agit des lignes de bus. Je m'explique. Vous arrivez à un arrêt de bus, et vous voyez que le bus que vous devez justement emprunter passe par là. Vous connaissez l'arrêt auquel vous devez descendre, mais ne connaissant pas la direction à prendre, et ayant le sens de l'orientation de la belette morte, vous regardez tout naturellement le plan de la ligne. (Pourquoi est-ce que je parle à la deuxième personne du pluriel, moi? Tant pis, je continue.) Et là, Ô surprise, l'arrêt n'est pas noté sur le plan.(Sachant évidemment que comme une cruche, vous n'avez pas pensé à demander un plan des lignes.) Après vous être renseignés auprès une touriste allemande (j'y viens), vous montez enfin dans le bus. Arrivés au-dit arrêt, vous regardez à nouveau le plan de la ligne, et vous rendez compte non sans une pointe d'étonnement que ce ne sont pas les mêmes noms que l'arrêt précédent. Et cela est valable pour toutes les lignes.
Et alors là, je n'ai pas compris. Visiblement tout le monde s'accommode très bien de cet état de fait, mais moi ça m'a laissé perplexe durant tout mon séjour. Donc s'il y a un florentin qui passe dans le coin, je veux bien une explication.

A part ça, inutile de dire à quel point l'Italie rulz, et à quel point la bouffe est bonne. (Mon dieeeeu les glaces italiennes.) Le plus important dans tout ça, c'est que j'ai eu l'occasion d'approcher les touristes de près. De trop près, même. Ce qui est incroyable avec les touristes, c'est que tous les clichés propres à chaque nation s'appliquent à eux.

1) Le touriste allemand

Tout ce qu'on peut dire sur les Allemands n'est pas vrai, mais quand il s'agit de mode vestimentaire, ce n'est souvent que la triste vérité. Prenez la touriste allemande que j'ai rencontré lorsque je me demandais dans quel bus monter. Bizarrement, elle n'était pas chaussée des "esclaffe-merde" typiques (j'ai oublié le nom exact, mais tout le monde a en tête ces atroces chaussures en cuir ouvertes) avec chaussettes blanches remontées jusqu'aux mollets, mais elle portait tout de même les mêmes chaussures qu'Edmund Hillary lors de son ascension de l'Himalaya en 1953, les crampons en moins. Heureusement qu'on était en ville. Je pense qu'elle lui avait également piqué son short. Elle portait aussi un marcel blanc qui laissait voir ses aisselles qu'un épilateur n'avait jamais approché... Et oui, le cliché se précise. Certes elle était blonde, mais ce n'est pas une raison pour ne pas s'épiler la lèvre supérieure. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle m'a fait penser à Astérix, mais ce n'était pas loin. Je passe sur la pseudo-casquette où il n'y a que la visière, ainsi que sur l'énorme sac à dos, j'avais le même. Bizarrement, je m'attendais à voir du poil aux pattes, j'ai été presque déçue de constater que de ce côté là, rien à signaler. Enfin, avec tout ça, on la voyait venir de loin, notre teutonne. (Mis à part ça, elle était super sympa, et elle m'a bien aidé.)

2) Le touriste russcov

Et oui, le rouge voyage aussi. (Ah, j'allais dit que ça tapait dans le cliché, autant y aller à fond) Mais tous les kamarad ne voyagent pas, seuls les plus riches ont droit à ce privilège. Comment sait-on qu'ils sont riches? Parce qu'ils le montrent. Trop. Prenons un couple typique de russes. Elle, ce n'est pas difficile, c'est Barbie. Blonde décolorée, maquillée plus qu'à outrance, le corps serré dans un petit top soulignant ses seins siliconés et ses cuisses d'affamée. Et en talons aiguilles, bien entendu. Quelle est l'utilité de se maquiller pour marcher pendant des heures en plein soleil? Je n'ai pas encore trouvé la réponse. Ce que je ne comprends pas non plus, c'est comment on peut arpenter les rues pavées de Florence en escarpins. Alors là, mystère, et respect, vraiment. Lui, il est habillé relativement normalement, c'est à dire jean Levis, chemise Hugo Boss ouverte pour laisser respirer les poils du torse (je parle beaucoup de poils dans cet article, faudrait que je fasse attention), les lunettes Rayban, et surtout, surtout, la bonne grosse chaine en or qui pendouille de manière bien ostentatoire sur ses po... sur son torse. Il a de l'argent, et il n'a pas peur de s'en servir !

3) Le touriste français

Moi compris, certainement, mais il est toujours plus facile de critiquer les autres. Je pense surtout à ce groupe que j'ai croisé à l'auberge de jeun... Au Hilton. Ils étaient six, et avaient tous des tronches de looser du lycée reconvertis en BCBG biens sous tout rapport. J'aurais du les prendre en photo, ça valait le détour. Habillés comme notre allemande, les poils en moins chez les filles, ils se posaient les questions existentielles que tout nouveau arrivant dans un pays étranger se pose: "C'est quoi l'heure la plus chaude de la journée, ici ?" (véridique) Eh bien, c'est à 19 heures qu'il fait le plus chaud, c'est évident, non ? Chers touristes français, merci pour ce moment d'anthologie.

4, 5 et 6) L'anglais, l'espagnol et l'italien

A quoi différencie-t-on un anglais en vacances d'un américain, mis à part le poids et l'accent? C'est simple, l'anglais apporte son pays avec lui. Sur son t-shirt, son sac, ses chaussures voire ses chaussettes, il y a forcément un petit quelque chose qui nous indique qu'il est anglais. Hey les mecs, regardez, je suis un TOURISTE ! Mouais, on peut voir les choses comme ça, je suppose.
Je ne reproche pas grand chose aux espagnols en général, mais les touristes espagnols sont tout simplement imbuvables. Je partageais ma chambre avec deux espagnoles, et j'avais parfois envie de balancer toutes leurs affaires par la fenêtre, elles avec. (Tu partages ta chambre au Hilton? T'es bizarre toi. Et oui, que voulez-vous, c'est le gout de l'aventure.) Elles se sont étalées comme c'est pas permis, elles foutaient un bordel monstre en se levant le matin, et nous ne parlions aucune langue commune. Même pas l'anglais. Dans les musées, si vous vous demandez quel est le gros con qui s'appuie contre la statue, juste à côté du panneau "Do not Tuch" ou qui prend les peintures en photo avec son flash, ne cherchez pas, il est espagnol. Et comme il ne parle ni anglais, ni la langue locale, impossible de lui passer un savon. Ça ne donne pas envie d'aller en Espagne, et pourtant, c'est un super pays.
Que dire sur l'italien? Pas grand chose à vrai dire, si ce n'est qu'on ne le reconnait que parce qu'il parle italien. Oui, il m'a fallu de longues heures d'observation avant de conclure ça.

Je passe volontairement sous silence les cas des touristes japonais et chinois, qui n'ont été que trop étudiés. J'espère que cet article vous servira dans vos futures pérégrinations, et avant de vous laisser, voici deux photos incroyables prises pendant mon voyage.


Voici Marcel 3 et Marcel 4, deux des réacteurs de l'avion qui me ramenait à la dure réalité.



Un magnifique paysage chiant pris du hublot de mon avion. Incroyable, hein?

samedi 29 août 2009

La honte en marche

L'été, c'est pour certain le moment de faire des folies, de sortir en boite avec une jupe ras la salle de jeu (cette expression appartient à Franck Dubosc, je décline toute responsabilité), boire des litres d'alcool et aller vomir sur le lit de papa et maman ou encore glander au point de rester collée à sa chaise longue. Pour moi, l'été, c'est le moment des nouvelles découvertes, des expériences traumatisantes, et surtout de mettre le cerveau sur pause le temps de quelques soirées (mais pas trop non plus). C'est ainsi que je me suis mise à regarder... la télévision.
Mais attention ! Pas n'importe quelle télévision ! Pas iTélé, CNN et autres Ushuaïa, la télé, la vraie, celle qui tache. Avez-vous déjà imaginé ce que donnaient une Sorbonnarde et une Science-Po devant la télé un vendredi soir ? Voici un résumé du programme: Secret Story sur TF1 pour commencer (dès le début il y a du niveau, c'est vrai), un peu de MTV ensuite avec Mon incroyable anniversaire, The Hills et un morceau de Room Raiders, puis après un passage sur iTélé sans intérêt aux alentours de 20 heures, nous revoilà sur TF1 pour la première de Koh Lanta, puis enchainement de fou sur le prime de Secret Story, avant de finir dans un double salto arrière grand écart américain sur la meilleure émission de tous les temps: Love&Bluff. Pour nous soutenir, un paquet de cigarettes dont il ne reste rien (même les non-fumeurs comprendront), des kinder pinguis qui n'ont rien pu faire et du sirop de grenadine. Une soirée de vraie violence en perspective.

Tout ça pour en venir à une évidence évidente: la télévision, c'est du concentré d'étron. Le pire dans tout ça, c'est que malgré un degré d'intelligence en-dessous du niveau de la mer, nous nous sommes prises à faire des pronostics sur qui allait être viré de la Maison des secrets, et nous avons regardé le plus gros des bofs essayer d'emballer des filles sans ciller. Alors je me demande, comment les producteurs d'émission de merde font-ils pour rendre celles-ci si addictives ?
Je pense avoir trouvé la réponse quand une des participantes à SC (je raccourcis parce que c'est vraiment la honte, quand même) s'est faite larguer par son copain en direct devant des millions de personnes. La scène est la suivante: La jeune fille est dans le confessionnal, et son fiancé, en réalité au bout de son téléphone portable, explique qu'il trouve la conduite de sa copine un peu déplacée et qu'il n'a plus vraiment envie d'entretenir une relation avec elle. (Je vous la fais en version française, la v.o. laisse franchement à désirer.) Et entre les deux, bien sûr, ce cher Benjamin Castaldi qui essaie de temporiser. Si je devais choisir un présentateur télé à faire pendre par les roubignoles sur la place publique, je désignerais certainement Benjamin Castaldi. (Après une bonne demi-minute d'hésitation entre lui, Ardisson et Cauet) Bref, j'y reviens dans un moment. Juste pour conclure sur le fait que ce qui fait si bien marcher les émissions étronesques, c'est l'indiscrétion de tout un chacun. Alors qu'on ne peut jamais rien voir de nos voisins parce qu'ils ferment les volets après 5 heures du soir, ici, on est autorisé, voire même encouragé, à voir les détails de la vie de gens dont, à la base, on n'a pas grand chose à cirer. Et c'est ainsi qu'on se retrouve à dire: "Ohhhh elle a de la cellulite elle" quand la caméra fait un gros zoom bien subjectif sur l'arrière-train d'une demoiselle. En même temps, elle n'a qu'à pas porter des jupes aussi courtes.
Il en va de même pour les émissions qui doivent porter un nom spécifique que je ne connais pas, genre Dismissed et Next, et les reality show de MTV. Dans Room Raiders, un gars doit choisir entre trois filles en fouillant leur chambre. Il en profite donc pour ouvrir les tiroirs et juger de la qualité de la lingerie, lire les lettres que la pauvre victime a gardé en souvenir, voire même fouiller son pc et son portable. Personnellement, un mec fait ça dans ma chambre, c'est ma main dans la tronche et salut. Ce qui me refait penser au gros bof de l'émission Love&Bluff de ce soir, où le mec a commencé par fouiller dans le sac de la fille qui essayait de le séduire, le tout sous le regard indigné de la demoiselle, et on la comprend. Par la suite, il a dit à une autre candidate qui était arrivée à monter un mur d'escalade qu'elle était sportive, donc masculine, donc lesbienne, avant de lui demander son poids. Du très, très, haut niveau. Pour le coup, l'indiscrétion, chez ce gars, est clairement affichée et assumée. Ça l'aidera pas à réussir dans la vie, mais au moins il n'aura pas honte en regardant TF1.

Mais revenons à Benjamin Castaldi. Vous comprendrez qu'après une soirée pareille je suis pleine de haine, et comme j'ai passé près de 3 heures à écouter ce gros con, c'est sur lui que ça tombe. (Je m'excuse pour le terme "gros con" qui ne rend absolument pas à l'écrit. Essayez de le prononcer à haute voix en insistant bien sur les "o", vous verrez, ça passe vraiment mieux.) Au moment où Mickael Vendetta était à la mode, soit pendant à peu près deux semaines, il avait quand même réussi à sortir une phrase relativement intelligente en s'adressant à Cauet: "Mais vous, vous êtes le roi des bofs." Et bien cette phrase s'applique également très bien au fiston Castaldi. Sérieusement, l'écouter parler cinq minutes, c'est comme passer deux mois en Picardie. On en ressort pas forcément plus con, mais on est sûr de pas en ressortir plus intelligent. (Et je plaisante pour la Picardie. J'aime la Picardie. Si la Picardie n'existait pas, le reste de la France n'aurait plus personne sur qui cracher sans mettre un membre de l'assistance en colère.) En plus, il a des yeux porcins et la peau grasse. Et des auréoles sous les bras. Ahhh, ça fait du bien de libérer sa haine, de temps en temps !

Je n'ai pas de choses intelligentes à dire pour conclure cet article haut en couleurs, ni de lien marrant, et il est déjà 3h15, donc voici un bernard lhermitte ninja.



vendredi 14 août 2009

Le(s) grand(s) jeu(x) de l'été ! (Sans obligation d'achat)

J'ai toujours trouvé cette formule complètement idiote. D'abord, si chaque marque de soda fait son "grand jeu", ça devient une tripotée de petits jeux. Et puis si on veut participer, il faut bien acheter la bouteille, donc c'est complètement con de dire qu'il n'y a pas d'obligation d'achat. Bref, je vais plutôt ré-intituler mon article :

Les petits jeux de l'été du fin-fond du magasin avec obligation d'achat.


A vrai dire, tout ça pour rien puisque je ne vais pas parler de voyages à Mikonos en bus mais plutôt des jeux auxquels je joue en ce moment. L'an dernier c'était GTA IV et Halo3, cette année, je fais dans un style un peu différent avec Plants vs Zombies et Castle Crashers. Et tant que j'y suis je me refais Tomb Raider 2, parce que c'est fioune. Bon, je voulais également faire Okami, mais à ce moment là il aurait fallu que j'arrête d'aller bosser. (Et c'est pas l'envie qui m'en manque.)
Tomb Raider 2, malgré ses polygones gros comme le poing et ses bugs que même moi j'aurais pu corriger (mais non je n'exagère pas), ça reste un grand classique. Les mecs de chez Core Design ne se sont pas foulés pour le deuxième opus, ils ont repris les mêmes formules qui ont fait le succès du premier, à savoir: Une héroïne championne de gym avec des gros seins et des gros flingues, un système de jeu tellement simple que même ma mère pourrait y jouer (et c'est pour dire), basé sur un système de carrés, et enfin et surtout des décors et des ambiances variés et réussis. Les niveaux sont plus longs que dans le premier, mais quand on commence à en avoir marre, paf, on change complètement d'univers, et il y a tout à redécouvrir sans pour autant être complètement perdu. C'est quand même génial. Par contre, en y réfléchissant deux minutes et demies, les situations que Lara Croft a à résoudre sont complètement idiotes.
Exemple: Elle arrive dans un nouveau lieu, il y a une porte fermée. Elle pourrait défoncer la serrure avec son gros shotgun, mais non, elle préfère traverser la moitié du bateau englouti en évitant poissons venimeux et autres mecs qui trainaient là sans qu'on sache pourquoi, pour aller activer un interrupteur caché derrière un énorme bloc de béton armé pesant facile deux tonnes, dissimulant lui-même une barrière de flammes. (barrière qu'elle a désactivé en appuyant sur un bouton puis en courant comme une dératée vu que le bouton en question avait un défaut et se désactivait tout seul au bout de vingt secondes, rallumant le feu.) L'interrupteur ouvre une trappe qui conduit à l'extérieur du bateau, où elle doit éviter des requins pour aller activer un autre interrupteur, puis revenir en évitant de se noyer pour enfin passer la-dite porte pour se rendre compte que derrière, il y a une autre porte fermée...
Outre l'absurde de la situation, comment expliquer que Lara arrive à tirer à bout de bras un caisson de 2.5T, comment expliquer également que l'interrupteur ouvrant la porte soit situé à l'extérieur du bateau, que des mecs se trouvent dans une pièce fermée de tous les côtés etc etc... Visiblement, chez Core Design, la cohérence scénaristique, il s'en tamponne le coquillard. Mais c'est aussi pour ça que j'aime ce jeu, pour les situations totalement improbables.

J'ai parlé plus haut de Plants vs Zombies. Pour les petits ignares qui ne connaitraient pas, PvZs c'est juste le jeu le plus addictif au monde. Le principe est très simple: des zombies tentent de rentrer dans votre maison pour manger votre cerveau, et pour vous défendre, vous avez des petits tournesols qui vous donnent des soleils, ceux-ci servant à planter toute une panoplie de petits végétaux mignons qui balancent des pois sur les méchants. En image, ça donne ça :



Au final, c'est juste un jeu de stratégie en flash, mais l'ambiance et les animations sont tellement sympa qu'on est tout de suite à fond. Le jeu est long, mais la courbe de difficulté suffisamment douce pour qu'on ne se retrouve pas à lancer notre ordinateur contre le mur parce que ça fait huit fois qu'on se fait manger le cerveau au niveau deux. Ce qui ne m'empêche pas d'être bloquée parce qu'un gros zombie entre dans ma maison en écrasant toutes mes fleurs d'un coup de marteau. Rajoutez à ça plein de mini-jeux où on peut même jouer des zombies, des niveaux suffisamment variés pour éviter que le joueur ne s'emmerde, et une musique mignonne participant vraiment à l'ambiance. Bref, c'est génial, je suis fan, jouez-y, mangez-en. (Au passage, c'est sur pc.)

Le second jeu est Castle Crashers. Comme son nom ne l'indique pas, ce jeu développé sur Xbox360 est essentiellement basé sur le multijoueur. Vous incarnez quatre chevaliers dans le vent ayant chacun un pouvoir magique spécial (libre à vous de le développer ou non). Avec votre team de bras cassés, vous parcourez donjons et déserts arides afin de poursuivre un méchant pas beau.



Ils sont pas mignons les pitits chevaliers? Le ton est donné rien qu'avec la tronche des perso, ce jeu est fun. Avec vos trois vaillants compagnons, vous combattez sans relâche maraudeurs et nounours démoniaques aux trognes improbables, mais vous vous foutez sur la gueule sans pitié pour avoir le baiser de la princesse. Ajoutez à ça des graphismes marrants, une infinité d'objets à acquérir et surtout, surtout... Une musique franchement génialissime. Voici une de mes préférées, Jumper par Waterflame. Encore une fois, mangez-en, c'est bon pour la santé.

Pour finir cet article qui, je suis sûre, va ensoleiller votre été, voici une vidéo qui vaut leur pesant de cacahouètes. (Bah non, pas d'or, je ne suis qu'une pauvre étudiante moi, ho.) Il s'agit d'une fausse bande-annonce d'un faux film réalisé par Tarantino, El Machete. Je vous laisse le doublage français qui est franchement drôle. La bande-annonce a eu tellement de succès que Tarantino a décidé de réaliser le film, nous devrions donc voir le Mexicain bientôt dans nos salles.



dimanche 26 juillet 2009

Ohhhh la belle bleue !

C'est après douze litres de café, dix-neuf paquets de cigarettes et huit heures sans faire pipi que j'ai enfin réussi à faire une petite mise à jour de mon site. Globalement, seul le design a un peu changé, ainsi que l'ordre des catégories sur la droite. Théoriquement, j'ai aussi réussi à régler l'heure de la parution des articles, donc le décalage de vingt-quatre heures devrait disparaitre. (Je vous dirai ça après avoir posté cet article.)

Bon, ce n'est pas parce que le site a une meilleure tronche (de mon point de vue), que je vais avoir plus de temps pour poster des articles. Cela dit, il me reste encore la petite phrase de la bannière à changer, mais elle attendra des jours meilleurs, parce que malgré des heures passées à réfléchir à la question, je n'ai rien trouvé pour la remplacer.

Allez, pour ne pas vous laisser sur votre faim, voici un article qui met de bonne humeur (merci à span pour le lien), une vidéo Ô combien connue, mais qui me fait hurler de rire à chaque fois (merci à ma PP pour la nostalgie), et enfin, une image de l'internet qui me met également en joie de bon matin, même si j'aime bien Harry Potter.



Edit: Pour une raison inconnue, il y a un décalage d'une quinzaine de minutes entre l'heure exacte où je poste et l'heure affichée sur le site. Mais bon, on va pas trop en demander non plus, hein.

vendredi 24 juillet 2009

Diversité ? D'accord, mais pas ensemble.

En regardant la date de parution de mon dernier article, je me disais que si mes lecteurs avaient été plus âgés, ils seraient sans doute morts de vieillesse en attendant les mises à jour. Il faudrait vraiment que je me remue pour écrire d'avantage, mais je cherche encore le moyen d'arrêter de dormir pour avoir le temps de faire plus de trucs, donc si vous avez une solution, je suis preneuse. (D'après le correcteur automatique ce mot n'existe pas, sexiste.)

Le problème est aussi qu'en ce moment, je n'ai pas trop l'occasion d'aller me promener sur la toile pour trouver des trucs avec quoi m'étouffer. Heureusement le site Rue89 (à droite dans les liens) est là pour me faciliter la tache. Dans un article sur le nouveau slogan de MacDo "Venez comme vous êtes", l'auteur démontre que le message (mal) caché de cette publicité est, en gros: " la consommation supprime les inégalités, elle rend heureux et chasse les nuages dans le ciel. Objectif accompli, puisque j'ai failli recracher mon café par le nez. (Et c'est quand même très désagréable)
Si je me suis autant indignée c'est que, bien que l'article soulève une évidence, je ne m'en étais même pas rendue compte. Pourtant c'est pas faute de le connaitre, ce foutu slogan. Car pour ceux auprès de qui je ne me serais pas encore plaint, je travaille chez Macdo pour le troisième été consécutif. Mis à part l'énormité du message soulevé, en tant qu'observatrice interne chez MacDo, je peux dire que non, tout le monde ne va pas chercher son pain quotidien dans ce fast-food. L'avantage d'être caissière, c'est que l'on peut mener une vraie étude anthropologique à pas cher. Pas évident de garder l'esprit vif quand on vous demande vingt-cinq fois un BigMac et un coca, mais je m'imagine telle une scientifique au milieu des gorilles.
Bref, mon étude n'étant pas encore terminée, je ne peux pas dévoiler mes conclusions (il faudrait que je trouve un moyen de prendre des notes pendant mes services), mais déjà, il est évident que bien que le slogan de Macdo appelle tout le monde à aller chez eux, au final, c'est toujours les mêmes personnes qui y vont, et j'ai rarement vu un ministre ou fils de ministre venir chercher son sunday. Évidemment c'est caricatural, mais même si Macdo France tend à bannir l'image d'auberge des miséreux que se paye les États-Unis, il est plutôt évident qu'entre un BigMac/Coca et une entrecôte/Bordeaux, mon cœur penchera plus facilement pour la deuxième solution, même si je n'aime pas le Bordeaux.
source

Tout ce speech pour en arriver nulle part, parce que ce n'est pas de ça dont je voulais parler à la base. J'ai suffisamment trainé mes frusques dans le monde merveilleux de l'internet pour savoir que comme chez Macdo, la diversité ne fait pas forcément briller le soleil dans le ciel. Toutes les communautés, même les plus tordues, ont le droit d'expression sur la toile, et ce n'est pas sans poser problème. Les sites gay et catholiques se sont déclarés une guerre ouverte et parfois violente depuis des années, alors que les jeunes filles en fleur se font virtuellement cracher dessus par les détracteurs de Skyrock.
La solution à cette épineuse question est déjà toute trouvée puisque, en réalité, la toile est suffisamment étendue pour que tout et n'importe quoi puisse s'y planquer sans trop de difficulté. Il suffit de voir les difficultés que rencontrent les cyber-policiers pour dénicher les sites pedophiles.

Au final, tout le monde peut vivre ensemble, mais séparément. Et MacDo devrait changer de slogan. Et voilà, j'ai encore l'impression d'avoir écrit un article qui brasse du vent, c'est frustrant. La prochaine fois, je publierai les résultats de mon étude anthropologique. Ce sera tout aussi inutile mais au moins ça ne trottera plus dans ma tête. En attendant, voici le trailer de Alice in Wonderland, dernier film de Tim Burton, avec Jonhy Deeeeeeeeepp. C'est prometteur !(Même si J.D. perd de sa sexytude en Chapelier Fou).