mardi 31 août 2010
La grande saga de l'été continue
Par Aladinea dem Linciel, mardi 31 août 2010 à 17:14 :: Cinégeek
Au début, tout allait bien. L'adaptation me semblait fidèle au bouquin, si ce n'est quelques petites variations obligées quand on veut faire tenir en six heures de film un pavé de 1400 pages. Au bout d'un moment, je me suis aperçue qu'un personnage présent dans le film ne figure pas dans l'œuvre originale. J'ai grincé des dents, mais comme il ne s'agit que d'un personnage relativement secondaire, je suis restée cool. Après ça, j'ai relativisé omissions et raccourcis, et puis le personnage principal est quand même moins chiant dans le film, donc tout va bien.
Attention, la suite contient un peu de spoil: Il m'a quand même fallu 1100 pages avant de perdre mon sang-froid, je m'admire. Car oui, les trois cents dernières pages varient du tout au tout entre le film et le bouquin. Et comme j'ai connu l'un avant l'autre, ma référence est biaisée. Donc, me voilà en train de trépigner sur ma chaise longue, manquant de renverser mon mojito (en fait une bouteille d'eau, mais ça manque de glamour), parce que ça doit pas se passer comme ça normalement. Mais le moment où je suis vraiment sortie de mes gonds, c'est quand je me suis aperçue que la fin est complètement différente dans le bouquin. D'une fin terrible mais belle et romantique, on passe à une fin terrible et complètement foin, globalement. Alexandre Dumas aurait définitivement dû regarder le film avant d'écrire son livre. Moi, je suis à jamais traumatisée par les adaptations cinématographiques.
Théoriquement j'avais prévu de mettre une photo de Depardieu avec une grosse bannière "vendu", histoire de faire semblant d'aérer mon texte. Manque de chance, j'écris de mon ultraportable qui n'a ni photoshop (j'ai voulu l'installer mais j'ai eu droit à un message d'erreur du style Dennis Nedry parce que la résolution ne convient pas), ni Filezilla, que pour le coup j'ai juste la flemme d'installer. Vous aurez donc un beau saut de ligne.
Et pourtant, c'est un sujet que j'évoque souvent aux côtés des films historiques réalisés par nos amis les Américains, et j'aurais dû me méfier. Surtout que bon, les exemples ne manquent pas.
La palme du traumatisme personnel revenait, avant mon effroyable découverte, au Seigneur des Anneaux: Les Deux Tours que j'étais allée voir la semaine de sa sortie, alors que j'avais fini la lecture du second tome le jour même. Résultat, j'ai passé toute la scène de la bataille du Gouffre de Helm (et elle est longue) à me demander pourquoi Peter Jackson nous avait collé une armée d'elfes.
En parlant du Seigneur des Anneaux, Guillermo del Toro, que j'aime et chéris dans mon cœur, prévoit une adaptation de Bilbo le Hobbit pour 2012, j'ai peur.
Bon, d'accord, petite parenthèse (et non pas digression, je suis capable de rester concentrée plus de trois lignes). Je suis en train de lire sur Allociné la liste des films à venir issus de l'adaptation d'un roman. Outre Twilight (qu'un jour où ma vie n'aura plus aucun but ni sens, je lirai), sont prévus Bilbo, je l'ai dit, Don Quichotte, Le Meilleur des Mondes, Le Magicien d'Oz (encore une), et Les Trois Mousquetaires (mais en 3D). Peut-être que ça a toujours été comme ça et que je ne m'en rends compte que maintenant, mais comment se fait-il qu'il y ait tant d'adaptations ? Les réalisateurs seraient-ils en manque d'idées ? J'ai toujours considéré le cinéma et la littérature comme deux arts séparés, un peu comme la musique et la peinture, parce qu'on peut raconter la même histoire avec les deux, mais elle sera forcément dite de manière différente, puisque le support n'est pas le même. Ou alors je m'emballe pour rien et c'est juste un problème de terminologie, comme on dit chez nous les chercheurs. Il faudrait peut-être alors remplacer "adaptation" par "interprétation", sinon, c'est à chaque fois casse-gueule.
Et je reviens donc au sujet premier de mon article, à savoir la casse-gueulité des interprétations cinématographiques de roman. Si un jour je rencontre Peter Jackson, ou encore le réalisateur du Comte de Monte Cristo dont j'ai la flemme de chercher le nom, je leur demanderai ce qui s'est passé dans leur vie, quelles épreuves ils ont dû traverser, à quels périls ils ont échappé, pour en venir à rajouter un personnage, voire une armée entière, ou bien changer carrément la fin d'une histoire. Sérieusement, et là je m'emballe, qu'est-ce qu'il y a de difficile dans le fait de faire un film à partir d'une histoire déjà toute écrite, et qui en plus a fait largement ses preuves ?! La réalisation d'un film laisse suffisamment de place à la sensibilité du réalisateur et à son style pour qu'il ne se sente pas obligé de changer l'histoire. Ou alors c'est du masochisme, parce qu'il est évident que les fans de telle ou telle œuvre jetteront des pierres à la face du mec qui a essayé de changer leur histoire favorite.
Bref, je suis traumatisée à vie, et je ne sais toujours pas ce qui est le mieux: lire le livre avant de voir le film, ou voir le film avant de lire le livre ? Parce que la fin du livre du Comte de Monte Cristo est quand même un peu nulle. Mais en même temps je ne vois pas ce que des elfes viendraient faire au Gouffre de Helm. Oui, tout cela est parfaitement logique.
Je voulais également parler des Reality Show qui polluent les chaînes américaines et dont certains sont diffusés sur Mtv France, mais je pense que l'article est suffisamment long, et puis tout le monde se fout de savoir que Hugh Hefner, du haut de ses quatre-vingt quatre ans, s'est trouvé une nouvelle copine de vingt-deux ans. Cette dernière est d'ailleurs désignée sous le doux nom de Crystal Harris. Soit Crystal est un "nom de scène", ce que je lui souhaite, soit ses parents avaient déjà prévu qu'elle passerait sous et sur de nombreux bureaux afin d'apparaître en couverture de Playboy uniquement vêtue de chantilly, moment clé de sa vie ou elle aurait rencontré l'homme qui pourrait être son grand-père et avec qui elle partage maintenant son lit. Allez, je me lance dans les prévisions : Elle se fera bientôt larguer au profit d'une fille plus jeune, plus blonde et plus bête. Ayant toujours voulu faire du cinéma, elle se fera refaire seins, fesses, visage et ventre dans le but de se faire remarquer par James Cameron ou, encore lui, Peter Jackson. Ne possédant strictement aucun talent, elle disparaitra de la vue et de la mémoire de tous et finira prostituée dans stripclub glauque, alcoolique et mariée à un homme violent, ou se collera une balle dans la tête. God bless America !









